Lumière: FÉCONDITÉ DANS LA LUMIÈRE
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Les passionnés, les embrasés à l’allure fugitive, connaissent bien la lumière de l’aube qui est plus glaciale que la nuit. Les génis sont déjà éclatés et c’est d'une passivité roide que dans cette flamme de marbre, ils s’étiolent, repus et satisfaits, de leur labeur nocturne.
Parfois, quand je me retrouve dans le camp de ceux qu’il faut guérir, que j’accumule sciemment un retard sur mon avenir et que je souhaite ardemment, de ne mourir que de moi même, la fine lame de la dague de l’ombre cisèle en mon corps de fines guipures de détresse. Mon absence semble irréelle à mon entourage et je traverse des ponts qui se brisent sous le poids de mes pas qui me semblent eux-mêmes étrangers.
Les passionnés, les embrasés, à l’allure fugitive, connaissent bien la pénombre, d’ou surgit l’éveil, biffant la gelée sur les corps sibériens et fortifiant la fécondité de l’imaginaire.
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Posté le
22/05/2007 20:18:35
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Les frémilles du 2 avril: Il a encore neigé et il fait frisquet.
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Il a encore neigé, juste un peux, juste pour écoeurer. On se les gèle alors que depuis quelques temps, on avait de belles journées, la neige disparaissait peu à peu, on pouvait enfin voir la lumière au bout du tunnel. Maintenant, on devine que cette lumière, bien, c'est le train qui revient et il n'y a aucune possibilité de s'évader de ce couloir infernal qu'est l'hiver.
Mauvais moment à passer, la guitare se retrouve plus loin dans la journée, plus loin mais plus intense... les notes me glacent, me transpercent et le givre du temps recouvre ma peau, cassante, fragilisée par la sécheresse du chauffage intérieur.
Le linceuil frémit. Encore quelques semaines et il fondra comme la neige, le verbe jaillira tel un bourgeon buvant du soleil et la feuille, formera ses précieuses nervures gorgées d'encre et de signification.
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Posté le
02/04/2007 16:38:44
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